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Disparition de Gilbert Lugara

by benoit
Nous apprenons avec une grande tristesse la disparition récente de Gilbert Lugara responsable « Événements et Salons » de la librairie Le Panorama du Livre puis de l’Association 4AC (Association Actions Animations Artistiques et Culturelles)
Nous nous souviendrons toujours de sa bonne humeur, de son énergie et de passion pour les livres qui l’on conduit à organiser durant de nombreuses années plusieurs Salons de littérature azuréens : Festival Courants d’Ère Saint Jean Cap Ferrat, Le livre dans la rue à La Gaude, Journée des livres et des écrivains à St Laurent Du Var.
Les obsèques civiles ont eu lieu vendredi 26 mars 2010 à 14 heures à l’athanée de Cagnes sur Mer, cimetière de la Buffe, suivies de l’inhumation. Un modeste hommage au regard de son travail lui sera rendu durant les Rencontres In & Out 2010.
« So long » Gilbert.

2e Rencontres In & Out 2010, un festival gay et lesbien sous le signe de la Mémoire



 

Pour sa 2e édition, In & Out, le festival du film gay et lesbien de Nice, poursuit ses efforts d’éclectisme et de militantisme, en se plaçant sous le signe d’une thématique centrale «Mémoire & mémoires».

Cette année encore, la priorité est donnée à la diversité avec plus de 30 films projetés, courts et long métrages confondus, entre fictions et documentaires, films grand public et cinéma expérimental, premiers films ou chefs-d’oeuvres, films de genre et grands classiques.
Deux hommages sont rendus, l’un à Magnus HIRSCHFELD, sexologue munichois du début du XXème siècle qui compte parmi les premiers grands activistes de la cause homosexuelle, l’autre à l’écrivain français Hervé GUIBERT, autour d’une oeuvre de mots et d’images bouleversantes de sincérité.
Des rencontres sont prévues avec les cinéastes Sébastien LIFSHITZ, Panos H. KOUTRAS, Olivier DUCASTEL et Jacques MARTINEAU, Cynthia ARRA, Louis DUPONT et Jean-Gabriel PERIOT (Carte blanche à Héliotrope) permettant d’aborder de nombreuses thématiques, la question trans., la déportation des « triangles roses », la révolution cinématographique Queer des années 90, l’homosexualité dans le sport, l’homosexualité vue de Grèce.
Et pour les filles, In & Out a déroulé le tapis rouge avec deux nouveautés et un film culte, qui s’offrent les places de choix, le cinéma lesbien faisant l’ouvertue (Ghosted de Monica Treut) et la clôture (El nino pez de Lucia Puenzo) du festival. Entre les deux, vous aurez le plaisir de pouvoir revoir le néo-polar ultra sexy Bound des Frères Wachowski.
Une programmation permettant à chacun de trouver ce qu’il attend ou d’être surpris par l’inattendu d’un festival ouvert sur le ville et sur le monde.

H&O, éditeur gay


Plus que les autres années, les Editions H&O accompagneront les Rencontres In & Out 2010. Deux auteurs publiés chez cette incontournable maison d’édition gay seront présents durant la manifestation : Laurent Herrou qui participe aux lectures/récits en l’hommage à Hervé Guibert le vendredi 09/04 &gt à L’Eclat-Villa Arson et Olivier Delorme qui anime la rencontre avec le réalisateur grec Panos H. Koutras le lundi 12/04 > Cinéma Le Mercury. Et bien entendu une sélection des plus récents titres des Editions H&O seront disponibles sur le stand in & out, accompagnant le festival dans tous les lieux qui l’accueille. 
Cette collaboration, que nous appelions de nos voeux et dont nous sommes très heureux, nous permet de revenir sur le parcours d’H&O et en vous invitant à visiter leur site pour y découvrir tous les merveilleux livres qu’il propose. 

 Pourquoi un éditeur gay ?

Parce que, depuis les années 80, le mouvement vers l’égalité des droits, dans le champ social, pour les lesbiennes et les gays s’est accompagné d’une libération de la parole et de la création, mais sans que les éditeurs existants donnent toute sa place à l’expression de cette différence. Aujourd’hui, l’homophobie a cessé d’être un comportement banalisé mais, en France, dans la littérature dite générale, l’homosexualité n’est encore trop souvent abordée que sous un angle anecdotique ou caricatural, à moins qu’elle ne soit toujours traitée comme un  » douloureux problème « .
Depuis 1999, avec le souci constant de la qualité littéraire et en se tenant éloigné aussi bien de la provocation gratuite que du  » politiquement correct « , H&O a su créer un espace de liberté éditoriale afin que puissent s’exprimer les romanciers, sociologues, essayistes qui ont choisi d’explorer d’autres dimensions de l’homosexualité.

Un auteur ou un livre gay ne s’adressent-ils qu’aux gays ?
Proust ou Wilde, Tondelli et Navarre, Gore Vidal ou Sarah Waters ; Corydon, Alexis ou le traité du vain combat, Maurice ou Les Chroniques de San Francisco ne se sont-ils adressés qu’aux gays ? Pourquoi ce qui est vrai d’auteurs devenus classiques et qui ont mis, en leur temps, l’homosexualité au c¦ur de leur ¦uvre, même si la morale dominante les a parfois conduits à travestir ou à dissimuler, ne le serait-il pas aujourd’hui d’écrivains que ne menace plus la censure, que l’évolution de la société a libérés dans leur expression ? Pourquoi ce qui provoque l’engouement dans la littérature étrangère serait-il, dans les lettres françaises, l’expression d’un communautarisme borné ? Pourquoi écrire à partir d’un vécu, d’émotions sensuelles et de sentiments amoureux différents de ceux de la majorité empêcherait-il d’atteindre à l’universel, de passionner, bouleverser, faire réfléchir qui n’a pas la même sexualité que soi ?
H&O n’a pas voulu créer un ghetto littéraire d’ouvrages écrits par des gays à l’usage exclusif des gays. Bien au contraire, les livres que nous publions, écrits par des auteurs homosexuels ou non, peuvent passionner, bouleverser ou faire réfléchir tous les publics parce qu’une personne homosexuelle ne se réduit pas plus à sa sexualité qu’un livre bâti autour d’un personnage homosexuel à cette seule dimension, parce que la société d’aujourd’hui, les tourments de l’histoire et du monde, les sentiments, la complexité humaine y sont également présents, parce que l’exploration de l’altérité est un des ressorts majeurs de la lecture.

Et le sexe dans tout ça ?
H&O édite aussi une collection d’érotiques parce que l’érotisme est une dimension de la littérature depuis que la littérature existe. Mais tous les livres d’H&O n’ont pas un propos érotique. Oui, il est question dans nos livres d’amours entre personnes du même sexe ; oui, la sensualité homosexuelle y est présente, mais ni plus ni moins, ni plus ni moins crûment que la sensualité hétérosexuelle dans la littérature générale. Et de manière plutôt moins scabreuse, provoquante, ou potentiellement choquante pour certains publics, que dans bien des succès de librairie de ces dernières années.
Pourquoi alors la visibilité des uns serait-elle acceptable quand celle des autres serait scandaleuse ? À l’heure où, partout en Europe, se développe la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, pourquoi la littérature qui prend pour sujet l’homosexualité devrait-elle être reléguée dans un coin sombre ou, pire encore, ignorée ? Avec plus de cent titres à son catalogue, H&O s’est imposé dans le paysage éditorial grâce à des auteurs qui, malgré leur talent, malgré la qualité de leur écriture, malgré la richesse de leur imaginaire ou de leurs recherches, ne trouvaient pas d’espace pour s’exprimer. En six ans d’existence, H&O n’a cessé de captiver de nouveaux lecteurs, et nous savons que nous pouvons en conquérir bien plus encore.

Bonne lecture à tous et à toutes !

Invités 2010


Sébastien Lifshitz 

07/04 19h00 Le Mercury
A la suite d’études en histoire de l’art, Sébastien Lifshitz travaille  dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès du curator Bernard Blistène au Centre Pompidou ou auprès de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime. Suivront en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis, et en 1998, le moyen métrage, Les Corps Ouverts. Salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermont-Ferrand, Les Corps Ouverts obtient le prix Jean Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage. En 1999, il réalise pour Arte un téléfilm, Les Terres Froides pour la série Gauche Droite, sélectionné à la Mostra Internationale de Venise. En 2000, il réalise son premier long métrage, Presque Rien, salué par la critique qui connaîtra une carrière internationale. En 2002, il réalise son deuxième long métrage, La Traversée, road-movie documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes. Puis en 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side. Le film sera sélectionné dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, et remportera, entre autres récompenses, le Teddy Award au Festival de Berlin. En 2008, il entreprend le tournage de son nouveau long métrage, Plein Sud, qui sortira sur les écrans fin 2009 et qui sera présenté au prochain festival de Berlin.

Olivier Ducastel et Jacques Martineau 

10/04 19h00 Le Mercury 
En 1995, Olivier Ducastel, cinéaste formé à l’IDHEC et ancien assistant de Jacques Demy sur Trois places pour le 26, rencontre Jacques Martineau, cinéphile et professeur de Lettres à l’Université de Nanterre. Ensemble, ils se lancent dans l’écriture et la réalisation d’un premier film très audacieux, Jeanne et le garçon formidable, comédie musicale autour du SIDA.
Après ce premier succès critique, entre sélection officielle au Festival de Berlin et nomination aux Césars, ils tournent Drôle de Félix (2000), un émouvant road-movie avec Sami Bouajila, Ma vraie vie à Rouen (2003) une chronique caméra au poing sur l’éveil à la sexualité, Crustacés et coquillages (2005) avec Valérie Bruni-Tedeschi et Gilbert Melki, Né en 68 (2008) avec Laetitia Casta.  Leur dernier film L’arbre et la forêt (2009) avec Guy Marchand et Françoise Fabian, aborde pour la première fois le sujet tabou de la déportation des homosexuels français durant l’occupation.

Cynthia Arra

11/04 15h00 Auditorium du MAMAC
Cynthia Arra a suivi une formation de multimédia spécialisée en vidéo et montage à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle est diplômée du Conservatoire libre du cinéma français à Paris comme assistante réalisatrice et a réalisé un court métrage en pellicule super 16 mm La mort en douce en 2005 avant de co-réaliser L’Ordre des mots.
Vincent He-Say 
Acteur du film L’ordre des mots, Vincent He-say est trans’ activiste, cofondateur du GAT (Groupe activiste trans’) (http://transencolere.free.fr) et coanimateur de l’émission radio Bistouri-oui-oui (http://bistouriouioui.free.fr.).

Louis Dupont
11/04 17h15 Auditorium du MAMAC

Né en 1969, Louis Dupont effectue des études dans la création publicitaire, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. En parallèle, il travaille au Théâtre de la Cité à Nice, tout d’abord comme assistant du metteur en scène, Meyer Cohen, puis comme enseignant d’Art Dramatique. En 1994, il initie un atelier multiculturel (théâtre, photo, écriture, cinéma et vidéo) baptisé Le Tremplin ouvert aux jeunes (18/30 ans) sans domicile fixe. 

En parallèle, il écrit pièces de théâtre et scenarii et tourne, dans de nombreux formats et supports: Les garçons de la plage, Pin’up Boys, Les Garçons de la Piscine. Il effectue là un véritable travaille de recherche plastique et formelle qui l’amène à revoir les procédés mêmes de narration classique. En 2001,  il initie avec le soutien du Collectif Jeune Cinéma, des séances de cinéma intitulées « En avant la toute jeune garde ! » au cours desquelles ses élèves d’ateliers présentent leurs travaux. Remarquées par Maurice Lemaître, « En avant la toute jeune garde ! » reçoit le Prix de l’Avant-garde en 2004. Dans la même année, il crée le département Transmission et Sensibilisation du Collectif Jeune Cinéma qu’il dirige jusqu’en mars 2007.

Jean-Gabriel Périot 

11/04 19h00 Auditorium du MAMAC
VERSION 1 / Baby-Sitter, serveur, vendeur de vêtements, vendeur de souvenirs touristiques, ouvrier sur bateau de plaisance, animateur de supermarché, vendeur de vidéocassettes, télévendeur pour magasin de canapés, assistant sur des ventes aux enchères de faux éléments architecturaux anciens, stagiaire, assistant réalisateur, assistant monteur, monteur, animateur en centres de vacances, secrétaire, programmateur pour chaîne câblée, journaliste, réalisateur, artiste… 
VERSION 2 / Né en France en 1974, Jean-Gabriel Périot a réalisé plusieurs courts métrages à la frontière du documentaire, de l’animation et de l’expérimental. Il développe son propre style de montage qui interroge la violence et l’histoire à partir d’archives filmiques et photographiques. Ses derniers films, dont Dies Irae, Eût-elle été criminelle… et Nijuman no borei (200.000 fantômes) ont reçu de nombreuses récompenses.

Panos H. Koutras

12/04 19h00 Le Mercury
Né à Athènes, Panos H. Koutras partage ses études entre la London Film School et la Sorbonne. Il réalise plusieurs courts métrages dont The Fall and Rise of Lydia Von Burer, primé au Festival du Film Méditerranée Arte Mare de Bastia. 
En 1995, il fonde une société de production 100% Synthetic Films et tourne: L’Attaque de la Moussaka géante, qui sort en 1999, Objet Filmique Non Identifié  sélectionné dans plusieurs festivals de films gays et lesbiens. En 2004, avec Alithini Zoi, il change  de style en tournant un mélodrame, salué par le Prix de l’Association Grecque de la critique au 45ème Festival de Thessalonique. Son dernier film Strella dans l’univers transsexuel, se heurte toutefois à la frilosité des producteurs grecs. Autoproduit, le film est sélectionné à la Berlinade 2009.

Olivier Delorme

12/04 19h00 Le Mercury
Olivier Delorme s’est, très jeune, pris de passion pour une Grèce qu’il fréquente assidûment depuis 1973. Historien de formation, il consacre sa vie à l’écriture romanesque depuis la publication de son premier roman, Les Ombres du levant (Critérion, 1996). Sur l’île de Nisyros, un volcan de l’Egée orientale, il écrit pour les éditions H&O les livres suivants : Le Plongeon (2002), Le Château du silence (2003), La Quatrième Révélation (2005), L’Or d’Alexandre (2008) et enfin Comment je n’ai pas eu le Goncourt (2009). dont le héros, écrivain, est arraché à son île pour être jeté dans une course aux prix littéraires transformée en mortelle et drolatique randonnée.