Invités 2010


Sébastien Lifshitz 

07/04 19h00 Le Mercury
A la suite d’études en histoire de l’art, Sébastien Lifshitz travaille  dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès du curator Bernard Blistène au Centre Pompidou ou auprès de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime. Suivront en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis, et en 1998, le moyen métrage, Les Corps Ouverts. Salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermont-Ferrand, Les Corps Ouverts obtient le prix Jean Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage. En 1999, il réalise pour Arte un téléfilm, Les Terres Froides pour la série Gauche Droite, sélectionné à la Mostra Internationale de Venise. En 2000, il réalise son premier long métrage, Presque Rien, salué par la critique qui connaîtra une carrière internationale. En 2002, il réalise son deuxième long métrage, La Traversée, road-movie documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes. Puis en 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side. Le film sera sélectionné dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, et remportera, entre autres récompenses, le Teddy Award au Festival de Berlin. En 2008, il entreprend le tournage de son nouveau long métrage, Plein Sud, qui sortira sur les écrans fin 2009 et qui sera présenté au prochain festival de Berlin.

Olivier Ducastel et Jacques Martineau 

10/04 19h00 Le Mercury 
En 1995, Olivier Ducastel, cinéaste formé à l’IDHEC et ancien assistant de Jacques Demy sur Trois places pour le 26, rencontre Jacques Martineau, cinéphile et professeur de Lettres à l’Université de Nanterre. Ensemble, ils se lancent dans l’écriture et la réalisation d’un premier film très audacieux, Jeanne et le garçon formidable, comédie musicale autour du SIDA.
Après ce premier succès critique, entre sélection officielle au Festival de Berlin et nomination aux Césars, ils tournent Drôle de Félix (2000), un émouvant road-movie avec Sami Bouajila, Ma vraie vie à Rouen (2003) une chronique caméra au poing sur l’éveil à la sexualité, Crustacés et coquillages (2005) avec Valérie Bruni-Tedeschi et Gilbert Melki, Né en 68 (2008) avec Laetitia Casta.  Leur dernier film L’arbre et la forêt (2009) avec Guy Marchand et Françoise Fabian, aborde pour la première fois le sujet tabou de la déportation des homosexuels français durant l’occupation.

Cynthia Arra

11/04 15h00 Auditorium du MAMAC
Cynthia Arra a suivi une formation de multimédia spécialisée en vidéo et montage à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle est diplômée du Conservatoire libre du cinéma français à Paris comme assistante réalisatrice et a réalisé un court métrage en pellicule super 16 mm La mort en douce en 2005 avant de co-réaliser L’Ordre des mots.
Vincent He-Say 
Acteur du film L’ordre des mots, Vincent He-say est trans’ activiste, cofondateur du GAT (Groupe activiste trans’) (http://transencolere.free.fr) et coanimateur de l’émission radio Bistouri-oui-oui (http://bistouriouioui.free.fr.).

Louis Dupont
11/04 17h15 Auditorium du MAMAC

Né en 1969, Louis Dupont effectue des études dans la création publicitaire, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. En parallèle, il travaille au Théâtre de la Cité à Nice, tout d’abord comme assistant du metteur en scène, Meyer Cohen, puis comme enseignant d’Art Dramatique. En 1994, il initie un atelier multiculturel (théâtre, photo, écriture, cinéma et vidéo) baptisé Le Tremplin ouvert aux jeunes (18/30 ans) sans domicile fixe. 

En parallèle, il écrit pièces de théâtre et scenarii et tourne, dans de nombreux formats et supports: Les garçons de la plage, Pin’up Boys, Les Garçons de la Piscine. Il effectue là un véritable travaille de recherche plastique et formelle qui l’amène à revoir les procédés mêmes de narration classique. En 2001,  il initie avec le soutien du Collectif Jeune Cinéma, des séances de cinéma intitulées « En avant la toute jeune garde ! » au cours desquelles ses élèves d’ateliers présentent leurs travaux. Remarquées par Maurice Lemaître, « En avant la toute jeune garde ! » reçoit le Prix de l’Avant-garde en 2004. Dans la même année, il crée le département Transmission et Sensibilisation du Collectif Jeune Cinéma qu’il dirige jusqu’en mars 2007.

Jean-Gabriel Périot 

11/04 19h00 Auditorium du MAMAC
VERSION 1 / Baby-Sitter, serveur, vendeur de vêtements, vendeur de souvenirs touristiques, ouvrier sur bateau de plaisance, animateur de supermarché, vendeur de vidéocassettes, télévendeur pour magasin de canapés, assistant sur des ventes aux enchères de faux éléments architecturaux anciens, stagiaire, assistant réalisateur, assistant monteur, monteur, animateur en centres de vacances, secrétaire, programmateur pour chaîne câblée, journaliste, réalisateur, artiste… 
VERSION 2 / Né en France en 1974, Jean-Gabriel Périot a réalisé plusieurs courts métrages à la frontière du documentaire, de l’animation et de l’expérimental. Il développe son propre style de montage qui interroge la violence et l’histoire à partir d’archives filmiques et photographiques. Ses derniers films, dont Dies Irae, Eût-elle été criminelle… et Nijuman no borei (200.000 fantômes) ont reçu de nombreuses récompenses.

Panos H. Koutras

12/04 19h00 Le Mercury
Né à Athènes, Panos H. Koutras partage ses études entre la London Film School et la Sorbonne. Il réalise plusieurs courts métrages dont The Fall and Rise of Lydia Von Burer, primé au Festival du Film Méditerranée Arte Mare de Bastia. 
En 1995, il fonde une société de production 100% Synthetic Films et tourne: L’Attaque de la Moussaka géante, qui sort en 1999, Objet Filmique Non Identifié  sélectionné dans plusieurs festivals de films gays et lesbiens. En 2004, avec Alithini Zoi, il change  de style en tournant un mélodrame, salué par le Prix de l’Association Grecque de la critique au 45ème Festival de Thessalonique. Son dernier film Strella dans l’univers transsexuel, se heurte toutefois à la frilosité des producteurs grecs. Autoproduit, le film est sélectionné à la Berlinade 2009.

Olivier Delorme

12/04 19h00 Le Mercury
Olivier Delorme s’est, très jeune, pris de passion pour une Grèce qu’il fréquente assidûment depuis 1973. Historien de formation, il consacre sa vie à l’écriture romanesque depuis la publication de son premier roman, Les Ombres du levant (Critérion, 1996). Sur l’île de Nisyros, un volcan de l’Egée orientale, il écrit pour les éditions H&O les livres suivants : Le Plongeon (2002), Le Château du silence (2003), La Quatrième Révélation (2005), L’Or d’Alexandre (2008) et enfin Comment je n’ai pas eu le Goncourt (2009). dont le héros, écrivain, est arraché à son île pour être jeté dans une course aux prix littéraires transformée en mortelle et drolatique randonnée.