Queer Palm 2010 : KABOOM de Gregg ARAKI

by benoit
Le jury de la première Queer Palm a décerné le prix à Gregg Araki pour son film KABOOM, présenté en sélection officielle (hors compétition). Le prix a été remis samedi 22 mai à 18h au Zanzibar, plus ancien bar gay d’Europe, symbole des nuits cannoises pendant le festival. Les Ouvreurs vous donne rendez-vous au troisième trimestre 2010 pour découvrir le film en salle.

LE FILM 
KABOOM de Gregg Araki, avec Thomas Dekker, Haley Bennett, Chris Zylka, Roxane Mesquida et Juno Temple
Smith mène une vie tranquille sur le campus – il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet – jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité

EXTRAIT

SUR LE WEB

GREGG ARAKI
Issue d’une famille américano-japonaise, Gregg Araki grandit à Santa Barbara etet étudie le cinéma à l’USC.
En 1987, Gregg Araki écrit, réalise et produit son premier long-métrage, Tree bewildered people in the night, primé au Festival de Locarno, où il explore déjà des thèmes, trio amoureux, utopie sexuelle, qui traversent toute son oeuvre. Il tourne en 1989, dans les mêmes conditions The long weekend (o’despair), portrait de lycéens en mal de vivre. The Living end, son troisième film, présenté au Festival de Sundance, dynamite les codes de la représentation de l’homosexualité, au travers du road-movie ultra-violent de deux amants séropositifs.
En trois films, Gregg Araki est devenu une référence de la jeune création cinématographique indépendante américaine. Son ton décalé et trash s’expriment pleinement dans sa Teen Apocalypse trilogie. Totaly f***ed up (1993), The Doom génération (1995) et Nowhere (1997), suivent, chacun à leur manière les errances de jeunes homosexuels entre sexe et nihilisme.
En 2004, entre deux comédies plus légères (Splendor en 1999 et Smiley Face en 2008) Gregg Araki surprend son public et les critiques avec Mysterious skin, un film d’une gravité  inhabituelle. Adaptée d’un roman de Scott Heim il y aborde avec beaucoup de pudeur et de délicatesse le thème de la pédophile, s’autorise des moment onirique étonnants.
Son dernier film, Kaboom, qui retrouve le ton et les thèmes de la trilogie des années 90, est présentée, hors compétition, au 63e festival de Cannes, en mai 2010.