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In&Out 2013 : premiers éléments de programmation

by benoit

Chaque printemps, le cinéma gay et lesbien est à l’honneur à Nice. 

Pour la 5e édition d’In&Out, Les Ouvreurs invitent les esprits curieux à prolonger, dans les salles obscures, le débat récemment ouvert en France autour de la Famille. Onze jours durant, le Festival proposera de nombreux films, documentaires (Les Carpes remontent les fleuves avec courage et persévérance de Florence Mary, Naître père de Delphine Lanso) et fictions (Lengua materna de Liliana Paolini et Gayby de Jonathan Lisecki) apportant des éclairages sur cette question singulière et plurielle à la fois.  

D’autres axes forts structurent la programmation de cette nouvelle édition : 

  • Sébastien Lifshitz viendra présenter ses derniers films multiprimés Les Invisibles (César 2013 du Meilleur Documentaire) et en avant-première Bambi (Teddy Award 2013 du Meilleur Documentaire) ; 
  • Un focus sera consacré à deux jeunes réalisateurs américains Travis Mathews (auteur sulfureux d’Interior, Leather Bar et I Want Your Love) et Adam Brown (metteur en scène délicat de Soldat Romeo et Five Dances) ; 
  • Philippe Vallois nous entraînera aux origines du cinéma gay français (Johan, journal intime d’un homosexuel) et viendra présenter son livre autobiographique La Passion selon Vallois, coécrit par Yvan Mitifiot, directeur du Festival Ecrans Mixtes de Lyon. 
  • Sans compter les nombreuses avant-premières (Alata, Leave it on the floor, La dernière fois que j’ai vu Macao) et les films inédits (Le sexe des anges de Xavier Villaverde, Joshua Tree 1951 : a portrait of James Dean de Matthew Mishory et Margarita de Dominique Cardonna ; Laurie Colbert)  qui ont été sélectionnés dans les plus grands festivals internationaux.

Du côté des invités, outre les cinéastes Sébastien Lifshitz, Philippe Vallois et Florence Mary, seront présents Lionel Soukaz pour l’exposition 100 Polaroïds ; Pierre Guéry pour une lecture/performance de HP 1999 ou encore Caroline Mécary, l’avocate de l’homoparentalité et Alexandre Idier, sociologue de la dépénalisation de l’homosexualité.

5 ans déjà… que le temps passe vite.

Pour en savoir plus, la programmation complète sera dévoilée le 25 mars sur le site du Festival www.inoutfestival2013.com

In&Out 2013 : Regards sur la famille(s)

by benoit
5 ans déjà !
In&Out, le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice fête sa 5e édition et poursuit la réflexion sur la Famille(s)
Depuis cinq ans, les Rencontres In&Out – le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice – s’invitent à Nice, au début du printemps, pour 10 jours de Cinéma LGBT (Lesbien, Gay, Bi et Trans.). Organisée par l’association Les Ouvreurs, cette manifestation se tiendra cette année du 16 au 24 avril à Nice et pour la seconde année à Cannes, les 26 & 27 avril.
Une édition anniversaire qui prend pour thématique centrale un sujet d’actualité :  «Regards sur la familles(s)», un concept singulier qui se conçoit au pluriel. Loin d’une provocation, ce choix est une invitation à approfondir, en images, la petite révolution provoquée par le vote de la loi française sur le mariage et l’adoption pour tous. 
La FAMILLE que l’on cherche à fonder malgré les obstacles et interdits, la FAMILLE que l’on tente de protéger quand sa singularité la rend vulnérable, la FAMILLE qui nous fait défaut quand elle rejette notre différence, la FAMILLE de substitution que l’on recrée quand l’originale se dérobe… 
De nombreux films, fictions comme documentaires, sélectionnés dans la programmation 2013, apportent aux spectateurs de nouveaux éclairages sur cette question de société, qui semble être encore l’une des plus subversives, comme le pense depuis plus de 10 ans le sociologue Didier Eribon : «La volonté de normalisation ne me dérange pas. Je ne vois pas pourquoi on demande systématiquement aux gays et aux lesbiennes d’assumer leur fonction de subversion comme si c’était leur devoir. « Soyez subversifs pendant que nous sommes conformistes » , semble leur dire le reste de la société. La revendication du mariage, souvent présentée comme réactionnaire, est en fait plus subversive que le discours de la subversion. Elle a un effet de déstabilisation de l’ordre familial, sexuel, du genre, beaucoup plus fort que la subversion incantatoire». Un point de vue que confirme l’ampleur et l’intensité des réactions de refus.
Avec In&Out 2013, les esprits curieux, que nous savons nombreux, au regard des chiffres de fréquentation des dernières éditions (3348 spectateurs en 2011, 3889 spectateurs en 2012), pourront découvrir des avant-premières, des films inédits issus des plus grands festivals internationaux ainsi que de nombreux invités et de formidables soirées organisées par les établissements partenaires du festival (le C’Factory, le Glam, le Fard, le Malabar Station, le Bitch Bar et le Gossip Bar à Nice ; le New Barbarella et le Gigi BarBi à Cannes).
Cette année, Les Ouvreurs peuvent compter à nouveau sur un très grand nombre de partenariats et ils souhaitent tout particulièrement remercier : 

Partenaires institutionnels
Mairie de Nice / Conseil Général des Alpes Maritimes / Conseil Régional PACA
Partenaires culturels
Lo Peolh Cinéma  / L’Eclat / Le Cinéma Les Arcades / Cannes Cinéma 
Partenaires «Prévention Santé»
Prends-moi / SIS Association
Partenaires «Logistiques privilégiés»
Air France / Hôtel Le Windsor / Hôtel Le Méridien / Hi Hôtel 
Partenaires «Médias privilégiés»
France 3 / Nice Matin / Nice Radio / La Strada / Têtu

Hommage à Cocteau, Le Sang du poète

Dans le cadres des 7e Journées Poët Poët, organisé par nos amis de la Cie Une petite voix m’a dit, Les Ouvreurs et Lo Peolh Cinéma s’associent à l’hommage qui sera rendu à Jean Cocteau pour le Cinquantenaire de sa mort.  Une soirée qui s’annonce riche en surprises et qui proposera plusieurs «moments artistiques» pour rester fidèle tant à l’esprit iconoclaste et surréaliste du poète/cinéaste qu’à la dimension pluridisciplinaire de son oeuvre. Cette soirée est coordonnée par  lz Poët Burö (Olivier Debos, Sandrine Montin et Sabine Venaruzzo) et soutenue par la Mairie de Beaulieu.
IL FAUT BIEN S’AMUSER UN PEU (ET TIRER LA LANGUE A LA MORT)
JEAN COCTEAU
Vendredi 22 mars, à partir de 20h
Chapelle Sancta Maria di Olivo de Beaulieu-sur-mer
entrée : 15 €
Maîtres de cérémonie
Sabine Venaruzzo et Olivier Debos 
Performances théatrales
par Les Méduses poëtiques et Les Charivariens
Concerts dessiné 
par Simon Leopold et Jean-Baptiste Zellal (CNRR de Nice)
Cinéma 
Le Sang du poète
par Lo Peolh Cinéma et Les Ouvreurs
LE SANG DU POETE
de Jean Cocteau
Fiction, France, 1930, 49’, n&b, 16mn
Préfigurant Orphée, La Belle et la Bête ou Le Testament d’Orphée, à travers les thèmes et symboles qui sont chers au poète-cinéaste – la mort, le miroir ou les étoiles, Le Sang du poète est le premier film de Jean Cocteau (il a réalisé 3 ans plus tôt un court métrage amateur, Jean Cocteau fait du cinéma, mais il n’en existe plus de traces) et surement l’un de ses plus personnels. Chef d’oeuvre surréaliste, le film est, selon Cocteau, «une descente en soi-même, une manière d’employer le mécanisme du rêve sans dormir, une bougie maladroite, souvent éteinte par quelque souffle, promenée dans la grande nuit du corps humain». La temporalité du film est semblable à celle d’un rêve et les événements se déroulent comme ils peuvent le faire dans l’esprit humain, s’enchaînant les uns les autres dans une logique qui échappe au spectateur.
«lComment signifier l’acte créateur à l’écran ? Dans son premier film, Cocteau, le poète de l’intermédiaire, de l’entre-deux-mondes, de la métamorphose des êtres et des choses, se livre à une réflexion très libre – entièrement soumise au pouvoir fantasmatique des images de cinéma – sur le mystère de la création artistique et des songes douloureux qui habitent l’esprit du poète. Les images du film constituent une impressionnante projection d’images mentales sans grande continuité narrative, étrange voyage allégorique, déambulation hallucinée au pays des idées. Moment peu cinégénique, l’acte créateur est ici au cœur de la première séquence du film.»– Philippe Leclercq
BANDE ANNONCE 
(© Do Not Cross The Railway Lines Orchestra)
ET POUR ALLER PLUS LOIN
Les esprits curieux qui souhaitent en savoir plus sur ce chef-d’oeuvre, voici un cours de cinéma proposé par Dominique Païni pour le Forum des Images.