Hommage à Cocteau, Le Sang du poète

Dans le cadres des 7e Journées Poët Poët, organisé par nos amis de la Cie Une petite voix m’a dit, Les Ouvreurs et Lo Peolh Cinéma s’associent à l’hommage qui sera rendu à Jean Cocteau pour le Cinquantenaire de sa mort.  Une soirée qui s’annonce riche en surprises et qui proposera plusieurs «moments artistiques» pour rester fidèle tant à l’esprit iconoclaste et surréaliste du poète/cinéaste qu’à la dimension pluridisciplinaire de son oeuvre. Cette soirée est coordonnée par  lz Poët Burö (Olivier Debos, Sandrine Montin et Sabine Venaruzzo) et soutenue par la Mairie de Beaulieu.
IL FAUT BIEN S’AMUSER UN PEU (ET TIRER LA LANGUE A LA MORT)
JEAN COCTEAU
Vendredi 22 mars, à partir de 20h
Chapelle Sancta Maria di Olivo de Beaulieu-sur-mer
entrée : 15 €
Maîtres de cérémonie
Sabine Venaruzzo et Olivier Debos 
Performances théatrales
par Les Méduses poëtiques et Les Charivariens
Concerts dessiné 
par Simon Leopold et Jean-Baptiste Zellal (CNRR de Nice)
Cinéma 
Le Sang du poète
par Lo Peolh Cinéma et Les Ouvreurs
LE SANG DU POETE
de Jean Cocteau
Fiction, France, 1930, 49’, n&b, 16mn
Préfigurant Orphée, La Belle et la Bête ou Le Testament d’Orphée, à travers les thèmes et symboles qui sont chers au poète-cinéaste – la mort, le miroir ou les étoiles, Le Sang du poète est le premier film de Jean Cocteau (il a réalisé 3 ans plus tôt un court métrage amateur, Jean Cocteau fait du cinéma, mais il n’en existe plus de traces) et surement l’un de ses plus personnels. Chef d’oeuvre surréaliste, le film est, selon Cocteau, «une descente en soi-même, une manière d’employer le mécanisme du rêve sans dormir, une bougie maladroite, souvent éteinte par quelque souffle, promenée dans la grande nuit du corps humain». La temporalité du film est semblable à celle d’un rêve et les événements se déroulent comme ils peuvent le faire dans l’esprit humain, s’enchaînant les uns les autres dans une logique qui échappe au spectateur.
«lComment signifier l’acte créateur à l’écran ? Dans son premier film, Cocteau, le poète de l’intermédiaire, de l’entre-deux-mondes, de la métamorphose des êtres et des choses, se livre à une réflexion très libre – entièrement soumise au pouvoir fantasmatique des images de cinéma – sur le mystère de la création artistique et des songes douloureux qui habitent l’esprit du poète. Les images du film constituent une impressionnante projection d’images mentales sans grande continuité narrative, étrange voyage allégorique, déambulation hallucinée au pays des idées. Moment peu cinégénique, l’acte créateur est ici au cœur de la première séquence du film.»– Philippe Leclercq
BANDE ANNONCE 
(© Do Not Cross The Railway Lines Orchestra)
ET POUR ALLER PLUS LOIN
Les esprits curieux qui souhaitent en savoir plus sur ce chef-d’oeuvre, voici un cours de cinéma proposé par Dominique Païni pour le Forum des Images.