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2377 spectateurs pour In & Out 2010

Nous sommes très heureux de pouvoir annoncer le chiffre de fréquentation de ces 2e Rencontres In & Out, confirmant l’impression générale de bonne affluence qui nous a accompagnés tout au long du festival.

In & Out a réuni cette année 2377 spectateurs et visiteurs, soit près de 500 de plus que l’an dernier pour une moyenne de 300 personnes par jour. Nous nous souviendrons de la superbe soirée d’ouverture à la Cinémathèque de Nice, des salles combles du Cinéma Le Mercury pour accueillir Sébastien Lifshitz, Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Panos H. Koutras ou l’incroyable double soirée de clôture G&L, des très belles séances de la Villa Arson et de l’Auditorium du MAMAC, mais aussi des nombreux moments de convivialité, cocktails à thèmes et soirées dans les établissements partenaires (Smarties, Madmoizelles au Blue, Malabar Station et Crazy, qui porte bien son nom).
2377 spectateurs qui nous ont fait confiance et que nous remercions en espérant qu’ils ont autant apprécié le festival, ses films et son ambiance que nous avons apprécié les accueillir et les rencontrer.
A l’année prochaine

(photo Richard VonDiesel / richard@vondiesel.net, merci à lui pour sa présence à nos côtés et son talent)

2e Rencontres In & Out 2010, un festival gay et lesbien sous le signe de la Mémoire



 

Pour sa 2e édition, In & Out, le festival du film gay et lesbien de Nice, poursuit ses efforts d’éclectisme et de militantisme, en se plaçant sous le signe d’une thématique centrale «Mémoire & mémoires».

Cette année encore, la priorité est donnée à la diversité avec plus de 30 films projetés, courts et long métrages confondus, entre fictions et documentaires, films grand public et cinéma expérimental, premiers films ou chefs-d’oeuvres, films de genre et grands classiques.
Deux hommages sont rendus, l’un à Magnus HIRSCHFELD, sexologue munichois du début du XXème siècle qui compte parmi les premiers grands activistes de la cause homosexuelle, l’autre à l’écrivain français Hervé GUIBERT, autour d’une oeuvre de mots et d’images bouleversantes de sincérité.
Des rencontres sont prévues avec les cinéastes Sébastien LIFSHITZ, Panos H. KOUTRAS, Olivier DUCASTEL et Jacques MARTINEAU, Cynthia ARRA, Louis DUPONT et Jean-Gabriel PERIOT (Carte blanche à Héliotrope) permettant d’aborder de nombreuses thématiques, la question trans., la déportation des « triangles roses », la révolution cinématographique Queer des années 90, l’homosexualité dans le sport, l’homosexualité vue de Grèce.
Et pour les filles, In & Out a déroulé le tapis rouge avec deux nouveautés et un film culte, qui s’offrent les places de choix, le cinéma lesbien faisant l’ouvertue (Ghosted de Monica Treut) et la clôture (El nino pez de Lucia Puenzo) du festival. Entre les deux, vous aurez le plaisir de pouvoir revoir le néo-polar ultra sexy Bound des Frères Wachowski.
Une programmation permettant à chacun de trouver ce qu’il attend ou d’être surpris par l’inattendu d’un festival ouvert sur le ville et sur le monde.

Invités 2010


Sébastien Lifshitz 

07/04 19h00 Le Mercury
A la suite d’études en histoire de l’art, Sébastien Lifshitz travaille  dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès du curator Bernard Blistène au Centre Pompidou ou auprès de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime. Suivront en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis, et en 1998, le moyen métrage, Les Corps Ouverts. Salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermont-Ferrand, Les Corps Ouverts obtient le prix Jean Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage. En 1999, il réalise pour Arte un téléfilm, Les Terres Froides pour la série Gauche Droite, sélectionné à la Mostra Internationale de Venise. En 2000, il réalise son premier long métrage, Presque Rien, salué par la critique qui connaîtra une carrière internationale. En 2002, il réalise son deuxième long métrage, La Traversée, road-movie documentaire sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes. Puis en 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side. Le film sera sélectionné dans de nombreux festivals nationaux et internationaux, et remportera, entre autres récompenses, le Teddy Award au Festival de Berlin. En 2008, il entreprend le tournage de son nouveau long métrage, Plein Sud, qui sortira sur les écrans fin 2009 et qui sera présenté au prochain festival de Berlin.

Olivier Ducastel et Jacques Martineau 

10/04 19h00 Le Mercury 
En 1995, Olivier Ducastel, cinéaste formé à l’IDHEC et ancien assistant de Jacques Demy sur Trois places pour le 26, rencontre Jacques Martineau, cinéphile et professeur de Lettres à l’Université de Nanterre. Ensemble, ils se lancent dans l’écriture et la réalisation d’un premier film très audacieux, Jeanne et le garçon formidable, comédie musicale autour du SIDA.
Après ce premier succès critique, entre sélection officielle au Festival de Berlin et nomination aux Césars, ils tournent Drôle de Félix (2000), un émouvant road-movie avec Sami Bouajila, Ma vraie vie à Rouen (2003) une chronique caméra au poing sur l’éveil à la sexualité, Crustacés et coquillages (2005) avec Valérie Bruni-Tedeschi et Gilbert Melki, Né en 68 (2008) avec Laetitia Casta.  Leur dernier film L’arbre et la forêt (2009) avec Guy Marchand et Françoise Fabian, aborde pour la première fois le sujet tabou de la déportation des homosexuels français durant l’occupation.

Cynthia Arra

11/04 15h00 Auditorium du MAMAC
Cynthia Arra a suivi une formation de multimédia spécialisée en vidéo et montage à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle est diplômée du Conservatoire libre du cinéma français à Paris comme assistante réalisatrice et a réalisé un court métrage en pellicule super 16 mm La mort en douce en 2005 avant de co-réaliser L’Ordre des mots.
Vincent He-Say 
Acteur du film L’ordre des mots, Vincent He-say est trans’ activiste, cofondateur du GAT (Groupe activiste trans’) (http://transencolere.free.fr) et coanimateur de l’émission radio Bistouri-oui-oui (http://bistouriouioui.free.fr.).

Louis Dupont
11/04 17h15 Auditorium du MAMAC

Né en 1969, Louis Dupont effectue des études dans la création publicitaire, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. En parallèle, il travaille au Théâtre de la Cité à Nice, tout d’abord comme assistant du metteur en scène, Meyer Cohen, puis comme enseignant d’Art Dramatique. En 1994, il initie un atelier multiculturel (théâtre, photo, écriture, cinéma et vidéo) baptisé Le Tremplin ouvert aux jeunes (18/30 ans) sans domicile fixe. 

En parallèle, il écrit pièces de théâtre et scenarii et tourne, dans de nombreux formats et supports: Les garçons de la plage, Pin’up Boys, Les Garçons de la Piscine. Il effectue là un véritable travaille de recherche plastique et formelle qui l’amène à revoir les procédés mêmes de narration classique. En 2001,  il initie avec le soutien du Collectif Jeune Cinéma, des séances de cinéma intitulées « En avant la toute jeune garde ! » au cours desquelles ses élèves d’ateliers présentent leurs travaux. Remarquées par Maurice Lemaître, « En avant la toute jeune garde ! » reçoit le Prix de l’Avant-garde en 2004. Dans la même année, il crée le département Transmission et Sensibilisation du Collectif Jeune Cinéma qu’il dirige jusqu’en mars 2007.

Jean-Gabriel Périot 

11/04 19h00 Auditorium du MAMAC
VERSION 1 / Baby-Sitter, serveur, vendeur de vêtements, vendeur de souvenirs touristiques, ouvrier sur bateau de plaisance, animateur de supermarché, vendeur de vidéocassettes, télévendeur pour magasin de canapés, assistant sur des ventes aux enchères de faux éléments architecturaux anciens, stagiaire, assistant réalisateur, assistant monteur, monteur, animateur en centres de vacances, secrétaire, programmateur pour chaîne câblée, journaliste, réalisateur, artiste… 
VERSION 2 / Né en France en 1974, Jean-Gabriel Périot a réalisé plusieurs courts métrages à la frontière du documentaire, de l’animation et de l’expérimental. Il développe son propre style de montage qui interroge la violence et l’histoire à partir d’archives filmiques et photographiques. Ses derniers films, dont Dies Irae, Eût-elle été criminelle… et Nijuman no borei (200.000 fantômes) ont reçu de nombreuses récompenses.

Panos H. Koutras

12/04 19h00 Le Mercury
Né à Athènes, Panos H. Koutras partage ses études entre la London Film School et la Sorbonne. Il réalise plusieurs courts métrages dont The Fall and Rise of Lydia Von Burer, primé au Festival du Film Méditerranée Arte Mare de Bastia. 
En 1995, il fonde une société de production 100% Synthetic Films et tourne: L’Attaque de la Moussaka géante, qui sort en 1999, Objet Filmique Non Identifié  sélectionné dans plusieurs festivals de films gays et lesbiens. En 2004, avec Alithini Zoi, il change  de style en tournant un mélodrame, salué par le Prix de l’Association Grecque de la critique au 45ème Festival de Thessalonique. Son dernier film Strella dans l’univers transsexuel, se heurte toutefois à la frilosité des producteurs grecs. Autoproduit, le film est sélectionné à la Berlinade 2009.

Olivier Delorme

12/04 19h00 Le Mercury
Olivier Delorme s’est, très jeune, pris de passion pour une Grèce qu’il fréquente assidûment depuis 1973. Historien de formation, il consacre sa vie à l’écriture romanesque depuis la publication de son premier roman, Les Ombres du levant (Critérion, 1996). Sur l’île de Nisyros, un volcan de l’Egée orientale, il écrit pour les éditions H&O les livres suivants : Le Plongeon (2002), Le Château du silence (2003), La Quatrième Révélation (2005), L’Or d’Alexandre (2008) et enfin Comment je n’ai pas eu le Goncourt (2009). dont le héros, écrivain, est arraché à son île pour être jeté dans une course aux prix littéraires transformée en mortelle et drolatique randonnée.

Avancée historique en matière de droit des trans.

La question trans, grande thématique qu’a choisi de mettre en avant les prochaines Rencontres In & Out (6-13 avril 2010), s’est invitée de manière inattendue et très positive dans l’actualité politique française de ce début d’année.

En effet, nouvelle grande victoire sur le plan du droit des queer,  le transsexualisme n’est plus considéré comme une maladie mentale en France, premier pays au monde à sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques, par un décret publié au Journal officiel. Ce décret du ministère de la Santé supprime «les troubles précoces de l’identité de genre» d’un article du code de la Sécurité sociale relatif aux « affections psychiatriques de longue durée.« 

Cette avancée historique s’inscrit dans continuité de l’instauration du PACS en 1998 et de la grande période de libéralisation qu’avait ouverte l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République : loi du 4 août 1981 permettant d’ amnistier les outrages publics à la pudeur aggravés pour l’homosexualité ainsi que les actes contre nature réalisés avec un mineur de 18 ans ; loi du 4 août 1982 mettant fin à l’inégalité dans l’âge de la majorité sexuelle entre hétérosexuels (15 ans) et homosexuels (18 ans) ; loi du 13 juillet 1983 abrogeant l’article 40 du Code de la fonction publique qui disposait qu’un fonctionnaire doit être de bonne moralité ; suppression de l’alinéa 2 de l’article 331 du code pénal, hérité du régime de Vichy, qui incriminait « quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu mineur du même sexe »; instructions mettant fin aux aux discriminations exercées par les services de police à l’égard des homosexuel et retrait de l’homoxesualité de la liste des maladies mentales.

La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale, s’est félicité vendredi auprès de l’AFP Joël Bedos, responsable français au Comité IDAHO (International Day Against Homophobia and transphobia).

En illustration, une image du film « L’ordre des mots » de Cynthia et Melissa ARRA, programmé lors des Rencontres In & Out 2010 dans la section « Documentaires au présent ».

Source AFP, Marianne et Tétu