De l'ombre il y a

De l’ombre il y a

Accueil  /  Événements  /  Page courante

de Nathan Nicholovitch
France, 2015, 1h45, VOSTF anglais, fiction
avec David D’Ingéo, Panna Nat, Viri Seng Samnang, Ucoc Lai

➤ Sélection au Festival international du film de Cannes – ACID 2015
➤ Avant première

Dans un Cambodge encore hanté par les crimes des Khmers rouges, Mirinda, travesti français de 45 ans, se prostitue dans les bas fonds de Phnom Penh. Sa rencontre avec une fillette issue du trafic éveille peu à peu chez lui un sentiment de paternité.

« Œuvres inclassables et libres dont on peine à savoir ce qui, dans son contenu, tient de la fiction ou du documentaire. Qu’importe puisque avec cette plongée dans les bas-fonds de Phnom Penh, le cinéaste nous entraîne dans un voyage éprouvant et vertigineux, tortueux et fascinant. […] Il y a aussi des corps qui ne s’appartiennent plus. D’un côté, celui de David D’Ingéo, stupéfiante Mirinda, donne à son personnage son corps noueux. Nul besoin de mots tant ce dernier reflète des fêlures et désillusions, des abandons multiples et de maladroites tentatives de reprise en main. De l’autre, la petite fille, promise à des prédateurs avides de chairs fraîches, dégage une fragilité muette, entre obéissance, méfiance et résignation. Enfin, il y a hors champ les cadavres décomposés des victimes de la barbarie, tués dans l’un des génocides du xxe siècle. Le récit se nourrit de leur ombre telle une contribution au devoir de mémoire que les victimes et les survivants sont en droit de réclamer. Et pourtant, il y a de l’espoir dans cette déclaration d’amour décomplexée au Cambodge. Il n’empêche, on ne sort pas indemne de cette expédition. Elle sonne comme le résultat d’un uppercut, coupe le souffle comme un puissant direct au foie. » L’HUMANITE


  • Détails