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La captive

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Belgique, 2000, 1h48, fiction
de Chantal Akerman
avec Sylvie Testud, Stanislas Merhar, Olivia Bonamy

➤ Sélection officielle au Festival international du film de Cannes 2000

Ariane vit chez Simon dans un grand appartement parisien. Il veut tout savoir d’elle, la suit, la fait accompagner dans ses sorties, et la soumet à un questionnement incessant. Le fait qu’il connaisse le goût d’Ariane pour les femmes, qu’il se doute qu’elle a une double vie ne fait qu’exacerber sa douleur, son impuissance et sans doute son désir d’elle.

« L’ambiance intemporelle de La Captive, comparable à celle de La Lettre de Manoel de Oliveira, ses décors sans reliefs marqués, presque utilisés comme une toile peinte, ne font que mieux ressortir l’étonnant drame qui se joue là, dans l’écoulement d’un quotidien aux règles absurdes. Chantal Akerman observe sans ironie ce drôle de couple où les amants s’étreignent tout habillés et ne paraissent jamais si proches que bavardant à travers la vitre d’une douche ou mêlant leurs ombres au cours d’une promenade. Cet amour à blanc – blanc comme leurs voix – menace à tout instant de s’évaporer. […] L’amour total est sans issue, toujours miné par la peur de perdre celle ou celui qu’on voudrait posséder. Le thème est proustien. La Captive est en effet inspiré de La Prisonnière ; Albertine s’appelle Ariane, et le narrateur devient Simon. Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir lu Proust pour entrer chez Chantal Akerman. Elle a sa musique bien à elle. » TELERAMA


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